Santé mentale au travail en 2024 : ce que les chiffres cachent — et ce que les RH peuvent faire

MP psychiques ×2 en 4 ans, AT liés aux RPS +14 % : le rapport AT/MP 2024 alerte. Ce que les DRH doivent comprendre et mettre en place maintenant.

Les chiffres que les RH doivent connaître

 

2024

Évolution

MP psychiques reconnues

1 805

▲ +9 %

Évolution depuis 2020

×2

AT liés à un contexte RPS

29 000

▲ +14 % vs 2023

Part des AT totaux

5 %

Indemnités journalières

4,9 Mds €

▲ +10,8 % — 1er poste de dépenses

Journées non travaillées

78 millions

≈ 334 000 ETP

Ce que ces chiffres ne montrent pas

Les 1 805 cas reconnus ne représentent que la partie émergée de l’iceberg.

Reconnaître une maladie professionnelle psychique impose de passer devant un Comité Régional (CRRMP) avec des critères stricts : lien direct et essentiel avec le travail, taux d’incapacité permanente significatif. Seuls les cas les plus graves et les mieux documentés aboutissent.

Des milliers de situations de burn-out, d’anxiété chronique, de dépression liée au travail restent chaque année non reconnues, non comptabilisées — et souvent non traitées.

Iceberg en mer arctique — métaphore des maladies professionnelles psychiques non reconnues

Qui est le plus exposé ?

  • 2/3 des demandes de reconnaissance de MP psychiques concernent des femmes
  • Plus de la moitié des cas concernent des salariés de plus de 50 ans
  • Secteurs surreprésentés : médico-social · action sociale · transports terrestres · commerce de détail · santé humaine

Ce que les 4,9 milliards d'euros d'IJ disent vraiment

Les indemnités journalières sont devenues pour la première fois le 1er poste de dépenses de la branche AT/MP en 2024, à +10,8 % en un an.

Ce n’est pas un signe d’abus. C’est le signe que les pathologies sont plus lourdes et les arrêts plus longs — parce que les personnes arrivent épuisées, prises en charge trop tard.

Au total : 78 millions de journées non travaillées, soit l’équivalent de 334 000 emplois à temps plein. Derrière ce chiffre : des équipes en tension, des managers qui absorbent la surcharge, des RH en première ligne.

L'erreur à ne pas faire

DRH en réflexion face à une fenêtre — stratégie de prévention santé mentale en entreprise

Attendre le cas déclaré pour agir.

Entre les premiers signaux de souffrance et un arrêt longue durée : des mois. Entre un arrêt et une reconnaissance officielle : des années. Entre-temps : équipes désorganisées, managers épuisés, coûts qui s’accumulent.

La seule réponse efficace est la prévention primaire — avant que ça casse.

Ce que les RH peuvent mettre en place

Groupe de salariés en atelier de prévention des RPS en entreprise, échanges en cercle

Comprendre et sensibiliser Managers et équipes ne détectent pas ce qu’ils ne savent pas reconnaître. La sensibilisation sans jargon clinique est le premier levier. → Atelier Santé Mentale

Agir sur la charge mentale Invisible dans les tableaux de bord RH, elle s’accumule en silence. Quand elle déborde, c’est l’arrêt. → Atelier Charge Mentale

Identifier l’épuisement avant la rupture Le burn-out n’est pas un problème individuel. C’est le symptôme d’une organisation qui demande plus qu’elle ne donne. → Atelier Burn-Out

Améliorer la communication Beaucoup de RPS prennent racine dans des non-dits et des conflits non résolus. La CNV n’est pas un outil « soft » — c’est de la prévention primaire. → Atelier Communication Non Violente

Intégrer le sommeil dans la politique RH Un salarié en dette de sommeil chronique a une capacité de régulation émotionnelle altérée. Facteur aggravant de presque tous les RPS — et presque toujours absent des diagnostics. → Atelier Sommeil et Récupération

En une phrase

Les affections psychiques ont doublé en 4 ans. Les AT liés aux RPS progressent de 14 % en un an. Ce n’est pas conjoncturel — c’est structurel.

Les organisations qui attendent un cas grave pour agir paient le coût humain et financier de cette inaction.

Voir nos ateliers Santé Mentale et QVCT →

 

Conclusion

Les affections psychiques ont doublé en quatre ans. Les RPS progressent de 14 % en un an. Ces chiffres ne demandent pas une réponse ponctuelle — ils demandent une stratégie. C2D Prévention accompagne les équipes RH et les managers pour passer de la prise de conscience à l’action : sensibilisation, détection des signaux faibles, culture de prévention durable.

Échangeons sur vos enjeux santé mentale →

Sources